31 décembre 2025

Le workflow standard expliqué à l’aide d’un exemple pratique

Souvent, l'exposition automatique de l'appareil photo se base sur les zones claires de l'image, ce qui rend le sujet principal trop sombre. Ce phénomène se produit particulièrement souvent avec des sujets sombres (comme ici le chat noir) ou dans des situations de contre-jour.

situation initiale

L'image RAW est sous-exposée. Seuls les reflets lumineux sur le tronc d'arbre et à l'arrière-plan sont correctement exposés, tandis que le sujet principal manque de relief. Cependant, comme il s'agit d'un fichier RAW, ces informations d'image sont disponibles et peuvent être reconstruites.

Étape 1 : exposition (Exposure)

Dans un premier temps, la luminosité globale de l'image est corrigée.

Réglage global : tout d'abord, l'exposition est augmentée jusqu'à ce que les tons moyens de l'image apparaissent correctement.

Ajustement local (masque) : comme un éclaircissement global rendrait l'arrière-plan clair trop lumineux, nous utilisons une deuxième instance du module d'exposition. À l'aide d'un masque doux et dessiné, seule la zone du chat et du tronc d'arbre est éclaircie de manière ciblée. Cela attire immédiatement l'attention sur le sujet principal.

Étape 2 : Calibrage des couleurs (Color Calibration)

Ce module sert principalement à régler correctement la balance des blancs dans le cadre d'un flux de travail moderne.

Application : dans ce cas, l'appareil photo a déjà effectué un réglage satisfaisant de la balance des blancs. L'ambiance lumineuse semble naturelle, aucune correction supplémentaire n'est donc nécessaire ici. Le module conserve les réglages par défaut (ou reprend les valeurs « comme pour la prise de vue »).

Étape 3 : AgX (ou Sigmoid/Filmic)

C'est ici que s'effectue le tone mapping, c'est-à-dire la compression de la plage dynamique à la plage affichable sur l'écran.

Application : le module veille à ce que les zones très lumineuses (hautes lumières) créées par la correction d'exposition soient légèrement atténuées et ne soient pas « écrêtées » (blanchies). Parallèlement, le contraste dans les zones d'ombre est contrôlé afin d'éviter une image terne.

Étape 4 : Égaliseur de tonalité

L'égaliseur de tonalité est un outil puissant pour les ajustements de contraste locaux (« Dodge & Burn ») sans avoir à dessiner de masques.

Problème : à l'arrière-plan et au premier plan, il y a des zones claires qui détournent le regard du sujet principal.

Solution : l'égaliseur de tonalité permet d'assombrir de manière sélective les zones les plus claires de l'image (hautes lumières). L'arrière-plan passe ainsi visuellement au second plan et l'attention du spectateur reste focalisée sur le chat.

Étape 5 : Balance des couleurs RVB (Color Balance RGB)

Ce module est responsable de la saturation et de l'étalonnage créatif des couleurs.

Application : comme nous recherchons un rendu naturel et que les couleurs de la forêt sont déjà harmonieuses, aucune manipulation importante n'est nécessaire dans cet exemple. L'image bénéficie d'une palette de couleurs naturelle, c'est pourquoi nous sautons cette étape ou n'effectuons que des ajustements minimes de la saturation globale.

Facultatif : netteté et détails

Une fois que l'exposition et la couleur sont correctes, on passe aux détails.

La base : accentuation de la netteté (nouveau depuis Darktable 5.4)

Cela élimine le léger flou du capteur de l'appareil photo directement à la source. C'est le moyen le plus propre et le plus rapide d'obtenir une netteté de base. Faites-en votre norme !

Égaliseur de contraste

Dans les portraits d'animaux, l'idéal est de faire la mise au point sur les yeux. Sur cette photo, le point de mise au point n'est pas parfait.

Solution : nous augmentons les contrastes locaux à l'aide de l'égaliseur de contraste. Cela renforce la structure du pelage et rend les yeux plus clairs et plus nets, ce qui donne plus de profondeur à l'image.

Recadrage (Crop)

Le cadrage final détermine l'effet produit par l'image.

Application : le format original contient de nombreuses zones marginales non pertinentes. En recadrant l'image, nous mettons le chat davantage en valeur (par exemple, selon la règle des tiers). Les éléments gênants sur les bords de l'image sont supprimés, ce qui rend la composition plus calme et plus concentrée.

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